Les brigades du tigre

Les brigades du tigre

1907
En ce début de siècle où la vie se transforme au rythme accéléré d’une industrie triomphante, les structures traditionnelles de la vieille société se brisent chaque jour davantage derrière la façade de la “Belle Époque”.

La criminalité augmente dans des proportions d’autant plus inquiétantes qu’une délinquance nouvelle est née qui s’appuie, elle, sur le progrès technique et fait échec à une police archaïque dont les méthodes et le matériel n’ont guère évolué depuis Vidocq.

Un chiffre est plus éloquent que tout : au cours de l’année 1906, 103 000 affaires criminelles et correctionnelles ont été classées sans que les auteurs aient pu être identifiés.
L’année 1907 s’annonce pire encore. Il y va de la sécurité des villes et des campagnes.

Georges Clémenceau dit “le tigre” décide alors de créer les brigades mobiles pour enrayer cette criminalité galopante.

Ces unités sont au nombre de 12 à travers la France. Elles bénéficient des dernières technologies afin de mettre la main sur les apaches et autres malfrats (téléphone, automobiles, portraits robots et comparaison des empreintes digitales en font partie). Les hommes sont entrainés aux techniques de combat au corps à corps les plus modernes (savate, combat à la canne) ainsi qu’aux différente technique d’investigations.

On les surnommera très vite les Brigades du Tigre

En 1974 apparait sur Antenne 2 la série devenue culte.

Cette série à bercée mon enfance car j’adorais la regarder, voir ces automobiles pétaradant dans les rues de Paris me fascinait, sans oublier le côté “historique” de la série qui, bien qu’étant parfois doté de scénario farfelu restait crédible et me permettait d’apprendre qu’à Paris aussi il y avait des apaches (et pas forcément du côté de la mer de sable !).

“Ô joie, ô bonheur” m’étais-je écrié en apprenant qu’ils allaient l’adapter sur grand écran (bon ok, j’ai plutôt dis “ah ben nom de Dieu il leur en aura fallu du temps !”)

Mais qu’en est-il exactement du film ?

Tout d’abord un casting alléchant, mélangeant les genres et les nationalités avec parmi les acteurs, Clovis Cornillac, c’est l’acteur qui a la cote en ce moment en France, on le voit partout, dans tout les genres (même si il a l’air plus a l’aise dans les rôles physique ou les drames que les comédies), Edouard Baer (pour qui c’est l’inverse), Olivier Gourmet (acteur Belge habitué des rôles “réalistes”), Diane Kruger (Madame Canet à la ville qui a une carrière internationale, on l’a vue par exemple dans Troie, la bouse avec Brad Pitt et Orlando Bloom), Stefano Accorsi (acteur Italiens dont je vous conseil vivement de voir L’ultimo Baccio), Gérard Jugnot, Jacques Gamblin et enfin Thierry Frémont (dont je n’arrive pas à me décoller de son personnages dans Les démons de Jésus).

Pour être honnête celui qui m’a le plus impressionné c’est Edouard Baer qui est, ici, bien loin de ses rôles habituelles, en effet il interprète Pujol, mais d’une façon très cynique et froide voir même antipathique (à mille lieux donc du personnage télé) en fait tout les personnages ont subit cette transformation, ils sont tous plus froid et sombre que dans la série télé, et ça marche ! Petit bémol quand même pour Olivier Gourmet qui entre dans la peau de Terrasson (le gars de Rodez) ils auraient du en faire un gars du nord je trouve, rien chez lui ne nous rappelle le sud de la France. Ou alors il est trop ancré dans mon esprit comme étant belge, ça doit être ça.

Pour ce qui est du coté technique, on voit où l’argent investi est passé, de reconstitution de rues parisienne, des décors, des costumes, des véhicules bref on se fout pas de nous pour une fois, car il faut bien le dire bien souvent les films d’époque font soit cheap, soit ont un scénario bancale ou alors le casting est horrible, rien de tout ça ici.

Le film est avant tout un film populaire plein d’action et d’intrigue. Un divertissement qui rempli très bien sa principale mission, nous faire passer un moment agréable. Et moi j’attends la suite avec impatience.

Pour finir et pour rester dans l’atmosphère, la complainte des apaches !

Incognito, vos flics maintenant sont devenus des cerveaux
Ni grands, ni gros, ils ont laissé leurs vélos, leurs chevaux
En torpédo, de vrai casse-cous à 35 au chrono
M’sieur Clémenceau, c’est plus réglo, c’est la mort du boulot

Pendant c’temps là dans vos salons
Pour voir des horreurs qui ne vaudront
Sûrement pas un radis C’est moi qui vous l’dit
Monsieur Picasso, Il y a des dames aux diams gros comme des pruneaux.

Fous du boulot, 24 heures sur 24, frais et dispos
De vrais robots, toujours à l’affût, jamais au repos
De face, de dos, profil, ils ont nos bobines en photo
M’sieur Clémenceau, pensez à nos femmes et à nos marmots

Pendant ce temps-là dans les romans
Certains nous racontent comment faire un casse tranquillement
Pour tuer le temps J’voudrais les y voir
A notre place pour n’pas en prendre pour 20 ans