Il y a des films qui l’air de rien marquent leur époque, Sacré Graal en fait partie. A la maison quand j’étais gosse il y avait deux émission qui nous était imposées, l’une par mon père, l’autre par ma mère. Curieusement c’est mon père qui refusait de manquer un épisode de Santa Barbara (oui j’ai eu une enfance difficile qui ne m’a pas laissé indemne) alors que ma mère s’en foutait royalement et nous aussi en fait. Ma mère, elle, préferait nous imposer le Monty Python Flying Circus et la bizarrement c’était certainement un des seuls moment où nous nous réunissions ma mère, ma soeur, mon frère et moi pour regarder ensemble la télé. Je me souviendrais toute ma vie de cet homme irsute ressemblant à Robin Crusoé que l’on voyait à la fin de presque chaque épisode ou de la façon dont ils se moquaient des Français, de cette fameuse blague assassine inventée durant la première Guerre Mondiale et censée tuer les Allemands en les faisant rire à en mourrir ou encore de ce ministère de la démarche ridicule. Bref c’était deux mondes différents qui s’opposaient chez nous.
Toujours est il que c’est à ma mère que je dois d’avoir vu ce film ô combien culte aujourd’hui. Si bien que cela faisait près de cinq ans que je cherchais à me le procurer en DVD, chose que j’ai faite il y a peu par le biais de mon meilleur ami (mais pas celui de mon banquier) sur Internet Amazon.fr.
Que dire sinon que je continue de me pisser dessus chaque fois que je vois le combat entre Arthur et le Chevalier Noir ou le lapin tueur protéger sa grotte, ou encore ces maudits français se moquant d’Arthur.
Comment se peut il même qu’il y ait des gens qui ne connaissent pas ce film ? Qui ne sourient pas quand on leur demande à quelle vitesse vole une hirondelle non chargée ? (d’ailleurs je mettais ici un lien vers la page d’un gars qui a tenté de répondre à cette question.)
“You don’t frighten us, English pig dogs. Go and boil your bottoms, you sons of a silly person. I blow my nose at you, so-called “Arthur King,” you and all your silly English K-nig-hts. ”

15 mai 2007 at 08:05
Chez moi aussi, Le Flying Circus était sacré !
)
Je me souviens même que ma mère m’a trainé en salle à 8 ans pour voir La Vie de Bryan (film auquel je n’ai pas compris grand chose à l’époque
J’ai rarement vu plus drôles et plus follement libres que les Monty Pythons… ils cristallisent à eux seuls ce petit grain de folie sooooo british
15 mai 2007 at 09:05
http://www.fantasy.fr/boutique/fiche/1537.html
“Sir Robin
Bravely bold Sir Robin rode forth from Camelot. He was not afraid to die, O brave Sir Robin. He was not at all afraid to be killed in nasty ways, Brave, brave, brave, brave Sir Robin! He was not in the least bit scared to be mashed into a pulp, Or to have his eyes gouged out and his elbows broken, To have his kneecaps split and his body burned away And his limbs all hacked and mangled, brave Sir Robin! His head smashed in and his heart cut out And his liver removed and his bowels unplugged And his nostrils raped and his bottom burned off And his pen”
PS : il semblerait que le “à” en point d’intérogation sévice aussi sur ton blog…méchant àààààààà…..
15 mai 2007 at 11:05
Il est dommage que les Monty Pythons restent relativement marginaux dans la culture francophone, alors que ce sont de véritables dieux côté anglo-saxons. Sacré Graal connait une nouvelle jeunesse grâce au musical créé à Broadway et repassé à Londres sous le titre de Spamalot. Ca casse la baraque!
En hommage au running gag du film (les chevaliers n’ont pas de chevaux, mais sont suivis par un sbire muni de noix de coco pour le bruit), un gigantesque concert de noix de coco a été donné le mois dernier sur Trafalgar Square: + de 5000 paires à l’unisson. Record mondial battu.