The Cotton Club

The Cotton Club


Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentlemen, bienvenue au Cotton Club, le Club le plus select de tout Harlem, vous pourrez y croiser Duke Ellington, Charlie Chaplin ou encore Cab Calloway, Lucky Luciano et James Cagney.

Le Cotton Club est donc un de ces cabarets où pendant la prohibition l’alcool coule à flot. Bien entendu ce genre de Club était bien souvent (voir toujours) tenu par des mafieux. Les plus grands noms étaient à l’affiche pour assurer une ambiance incroyable à l’intérieur de ces murs.

Dans ce film nous suivons Dixie, un musicien interprété par Richard Gere, qui va malgré lui se trouver mêlé à la pègre. Au début du film, il joue de la trompette dans un petit club de Harlem avant de se faire repérer par Dutch Schultz à qui il a sauvé la vie. Dutch l’engage afin d’être son “juke-box ambulant” partout où va Dutch, Dixie le suit avec sa trompette. Il rencontrera grâce à lui, Owney Madden (interprété par Bob Hoskins) qui est le gérant du Cotton Club mais aussi un parrain et qui proposera à Dixie de l’envoyer en Californie afin de devenir la vitrine de la pègre New-yorkaise au cinéma. Seulement voila, Dixie tombe amoureux de Vera (Diane Lane) qui est la maîtresse de Dutch…

Je n’avais pas vu ce film depuis bien longtemps, si bien que c’est avec un regard presque vierge que je l’ai revisioné.

Dans ce film on sent encore l’influence de ce qui n’est encore qu’une bilogie, Le Parrain, que Francis Ford Coppola a achevé alors, d’ailleurs il n’est même pas étonnant de retrouver parmis les scénaristes Coppola et surtout Mario Puzo à qui l’on doit l’œuvre du Parrain.
La ressemblance est telle que l’on pourrait presque penser que The Cotton Club est une annexe du Parrain et l’on s’étonne presque de ne pas voir débarquer Don Corleone.

Parlons un peu des acteurs, Richard Gere est plutôt convaincant en trompettiste qui deviendra Star de cinéma, Diane Lane (Dieu qu’elle est belle dans ce film) tient bien son rôle de femme qui accepte d’être la maîtresse qu’à condition d’avoir son propre Club. Bob Hoskins une fois de plus très convaincant dans son rôle de gangster mais celui qui m’a scotché, non, en fait je devrais dire ceux qui m’ont scotchés, ce sont Gregory et Maurice Hines, frères à la ville comme à l’écran pour Coppola et qui interprètes des joueurs de claquettes, un rôle très physique (les chorégraphies sont quand même complexe et longue, surtout qu’ils sont filmé en plan séquence) et leur jeux d’acteurs est impeccable. N’oublions pas non plus Nicolas Cage qui tient là un de ses premiers rôles et qui jouera cette même année ‘84 dans un autre grand film Birdy.

Je dis “un autre grand film” car oui, à mes yeux The Cotton Club est un grand films qui relate plusieurs histoires en parallèle avec comme toile de fond la prohibition et le crack boursier de 1929 le tout saupoudré de Jazz et pas n’importe qu’elle Jazz, celui a permis à ce courant musical d’obtenir ses lettres de noblesses grâce à des artistes de génies, Duke Ellington, Cab Calloway, Louis Armstrong ou encore Ella Fitzgerald et Count Basie.

Le Jazz est une musique issue du mélange de Blues, de Ragtime (tiens ça me fait penser qu’il faudrait que je revois cet autre très bon film Ragtime ) et de musique européenne.

Le premier enregistrement de Jazz date de 1917 et c’est le phonographe qui permis la diffusion de courant musical.

Avec la prohibition interdisant la vente de boissons alcoolisées, les bars et les cabarets légaux fermèrent leurs portes, mais furent rapidement remplacés par des centaines de bars clandestins où les clients venaient boire et écouter de la musique. Les airs que l’on y entendait demeuraient un mélange de styles – des morceaux de danse à la mode, des chansons récentes, des airs extraits de spectacles. Mais les musiciens qui avaient la chance d’avoir gardé un emploi stable, et qui jouaient toujours avec les mêmes partenaires, connurent un succès bien supérieur. Cette période marqua la naissance de l’orchestre de Duke Ellington, au Cotton Club (car oui, le Cotton Club a réellement existé), ainsi que de l’orchestre de Count Basie, formé à partir de plusieurs groupes de Kansas City.