Back in the days


Il y a peu mon frère a eu la bonne idée de m’offrir l’appareil photo de mon grand père. Il l’avait récupéré au décès de celui-ci et comme il ne s’en sert pas il me l’a donné.

Il s’agit d’un Kinax II de 1950. Il me reste plus qu’à le nettoyer (on voit qu’il n’a plus été utilisé depuis des années, la lentille est crasseuse) et acheter des pellicules pour le tester !

Je ne vous cache pas que ce cadeau m’a fait très plaisir, mon grand père ayant toujours été un exemple pour moi et certainement la personne de qui je me sentais le plus proche dans la famille.

Kinax II, un appareil photographique de fabrication française !

Kinax II, un appareil photographique de fabrication française !

Le modèle Kinax II est un format 6×9 sur bobine 120. Ce fut le plus répandu des appareils de la gamme Kinax.

L’appareil est équipé d’un objectif Som Berthiot Paris Flor 1 :4,5 f=105 mm mais on trouve également des Kinax II avec un objectif Saphir Boyer. Le réglage de la distance de prise de vue s’effectue par rotation de la lentille.

Il est équipé d’un obturateur IPO fabriqué dans la région de Besançon. Outre les traditionnelles pauses T et B, cet obturateur offre des vitesses de 1s, 1/2s, 1/5s, 1/10s, 1/25s, 1/50s, 1/150s, 1/350s. La sélection de ces vitesses se fait à l’aide d’une roue crantée située sur la périphérie de l’obturateur.

Une des caractéristiques de cet appareil est que son viseur à cadre est équipé d’un compensateur de parallaxe. Autre caractéristique intéressante, un bouton à gauche du viseur à cadre permet par un astucieux renvoi à 90°, de doubler le fonctionnement du déclencheur.


texte et photo Vieil album.com

Je ne sais pas pourquoi je repense à ça subitement.

Quand j’étais petit, vers 6-8 ans environ, j’étais persuadé que les vampires sortaient dans les rues lorsqu’il y avait un orage et ça me foutait une trouille bleue ! Ce que je faisais alors c’était d’aller me cacher sous le bureau de ma mère quand elle était occupé dessus et je jouais là en attendant qu’elle quitte la pièce (je la suivais alors) ou que l’orage s’arrête.

Vous aussi vous aviez des phobies un peu loufoque étant jeune ?

IAM pour moi c’est une plume rarement égalée tout style confondu en France, ils parlent de choses qui peuvent déranger et il le font vraiment bien tout en étant capable de manier l’humour sur certains morceaux ou le cynisme dans d’autre. Malheureusement les deux premiers clips en dessous ne sont que très rarement diffusés à la télé (ces deux chansons sont carrément bannis des radios) car pas commercial du tout, les textes peuvent déranger et à elles deux ces chansons durent 20 minutes quand même.

Allez c’est parti.

Demain c’est loin

La fin de leur monde

Et comme j’ai trouvé ces deux clips d’Akhenaton que j’aime particulièrement (et qui me rappelle plein de souvenirs du temps du “quartier” hein Dakans ? :wink: ) je les mets aussi.

Monsieur Gamani et J’ai pas de face, une belle critique du système des maisons de prod aujourd’hui…tellement vrai…

Et la suite, J’ai vraiment pas de face

Je me suis rendu compte que cela faisait un moment que je n’avais plus parlé de moi, je me suis dit qu’il pourrait être amusant de parler de comment j’en suis venu à écouter du Rap dès 1989 et pourquoi je continue depuis.

Alors voila, vers la fin des années 80 j’arrivais à ma puberté, mon frère n’était plus anarchiste et allait bientôt s’engager dans l’armée et ma sœur terminait sa période New Wave/Rock/Pop anglaise avec la teinture des cheveux en rose façon Cindy Lauper et compagnie.

A l’époque j’étais donc plutôt influencé par des groupes comme U2, Depeche Mode, OMD, ZZ Top, Simple Minds etc…Alors comment en suis-je arriver au rap ?

Grâce à la télé bien sur ! Quelques années plus tôt j’étais resté scotché devant elle en regardant une émission présenté par Sydney (Bonjour, mes frères et sœurs, quelle joie et quel bonheur, me souviens encore du générique faut pas demander…) on pouvait y voir des gens tourner sur la tête ou faire de la musique avec leur bouche, à l’époque les frères Bogdanov nous demandaient de mettre des morceaux de sac en plastique sur l’écran pour nous expliquer l’électricité statique. Bref, j’avais été émerveillé par ces gens venus de New York ou de la banlieue de Paris pour nous montrer ce qu’était le Hip-hop, le Break Dance et puis j’avais oublié tout ça, préférant écouter Leonard Cohen ou Renaud sur le tourne disque de ma mère ou encore les cassettes piquées à ma sœur que j’écoutais sur son walkman qu’il fallait accrocher à la ceinture de son pantalon car trop grand pour entrer dans une poche.

Ice T - Power, 1988

Ice T - Power, 1988

Et puis un jour, nous avons eu MTV et que vois-je un matin ? Une émission qui s’appelait MTV Yo! et qui ne diffusait que du Rap, je voyais de nouveau des gens faire des mouvements saccadé, tourner sur la tête, sur le dos et j’entendais mes premières notes de Rap, Public Ennemy, Ice-T, NWA, RUN-DMC ou encore KRS One et Biz Markie.

Je me mis à suivre cette émission et notais le nom des artistes que j’aimais puis je commençais à faire des K7 Vidéo, enregistrant des clips sur une bande de 4 heures (mes parents venaient d’acheter notre premier magnétoscope). Je mettais mon argent de poche de coté et m’achetais mon premier album CD, Power d’Ice-T et le titre I’m your pusher que vous écoutez peut être en ce moment se retrouve dans le film COLORS avec Sean Penn et Robert Duvall, un film excellent sur la guerre des gangs à Los Angeles. J’ai toujours cet album que j’ai acheté en 1990.

Tone Lōc - Cool Hand Lōc, 1991

Tone Lōc - Cool Hand Lōc, 1991

Quelques mois plus tard, alors que je venais d’acheter l’album de Tone Lōc j’ai entendu sur une K7 audio (une Chrome 60min) qu’un copain avait, du rap mais en français, le gars s’appelait Lionel D. Je découvrais alors que le Rap existait aussi en Français j’allais bientôt découvrir les rappeurs français qui allaient le plus fait parler d’eux. 1992 vit débarquer ce qui reste comme le plus grand album de Rap US le bien nommé The Chronic par Dr. Dre, un album très vite devenu culte et qui lança la carrière de Snoop Dogg. Et depuis j’ai écouté 2 Pac, The Pharcyde, The Roots ou Wu Tang Clan et un tas d’autre qu’il me serait trop long à citer mais je ferais peut un post au sujet de certains de ces groupes et de ce qu’ils représentent pour moi.

Mais pour l’instant je vais me concentrer sur un article traitant de mes premiers émois avec le rap français (avec qui j’ai bien plus de souvenirs) à peu près à l’époque où se termine celui/ci (1992-1993).

Profit

Profit

Jim Profit fut élevé dans une boite en carton avec pour seule fenêtre un trou dans sa boite lui permettant de regarder la télévision. On comprend tout de suite pourquoi il lui manque une case. Des années plus tard, Profit est un jeune cadre supérieur de Gracen & Gracen, une multinationale importante. Sa soif de pouvoir et son ambition le pousseront à gravir les échelons de la société par tous les moyens (chantage, extorsion etc…), il n’hésite pas à utiliser ses collègues pour arriver à son but, finir le plus haut possible dans la hiérarchie. Seul Joanne Meltzer semble avoir vu clair dans son jeu et tentera de l’arrêter dans son ascension.

Profit c’est un peu le père de toute les séries moderne, ces séries où le héro n’est pas un gars sympa (24, The Shield) où le héro est complètement immoral (nip/tuck), bref, Profit c’est le géniteur de toute ces séries qui dérangent mais qui pourtant nous plaisent. Seulement voila, Profit a vu le jour il y a 10 ans et à l’époque on ne plaisantait pas avec la ménagère de moins de 50ans outre atlantique et voir le héro d’une série coucher avec sa mère et tuer son père était simplement inadmissible.

A cause de ça Profit n’a eu le droit qu’à quatre épisodes diffusés aux USA, nous par contre en Europe avons eu la chance de pouvoir regarder la série dans son entierté, petits veinards que nous sommes.

Jim Profit est incarné de façon magistral par Adrian Pasdar que j’ai eu le plaisir de revoir récemment dans Heroes et même si la série à pris un sérieux coup de vieux (les costumes, coiffures, effets spéciaux) le scénario est tellement bien qu’elle se laisse regarder avec plaisir.