Un document militaire de 1994 évoque la création d’une arme chimique destinée à “rendre homosexuels” les combattants ennemis.
Des hélicoptères américains disperseront-ils un jour du gingembre, des huîtres, ou de la poudre de corne de rhinocéros au-dessus des tranchées des talibans ? L’idée est en tout cas passée par la tête des chercheurs de l’US Army, qui ont même envisagé de développer une « bombe gay ».
« Un exemple dégoutant mais totalement non-létal serait un puissant aphrodisiaque, en particulier si ce produit chimique provoque des attitudes homosexuelles », indique ainsi une note écrite en janvier 1994 par un laboratoire de l’US Air Force (consulter le document en PDF).
Déjà évoqué sur certains sites spécialisés depuis 2005, ce document a été rendu public récemment par le « Sunshine Project », un groupe qui milite contre les armes chimiques. On y apprend que le laboratoire réclamait 7.7 millions de dollars sur six ans pour mener à bien ce projet en l’an 2000, après plusieurs essais in vivo. La note précise toutefois que « les produits chimiques susceptibles d’affecter le moral et l’efficacité des unités restent à créer ».
Après sa publication, le document a provoqué l’indignation d’associations gays américaines, qui soulignent que de nombreux homosexuels ont servi loyalement l’armée américaine.
Le Pentagone relativise
Interrogé par CBS, le Pentagone a assuré que l’idée, simplement évoquée au cours d’un « brainstorming », avait été balayée d’un revers de main, et qu’aucune « bombe gay » n’était en développement dans ses labos. Une affirmation que conteste le « Sunshine Project », qui soutient que la note incriminée a été régulièrement distribuée dans des CD-Rom de promotion des armes non-létales à vocation interne.
Le document de 1994 évoquait plusieurs autres pistes d’armes chimiques des plus originales, sur lesquelles le « Sunshine Project » souhaite également attirer l’attention (un florilège des armes non-létales imaginées par les militaires américains).
Toujours est il que je ne vois pas du tout comment une idée pareil pourrait être concrétisée.
Cela dit dans le genre arme non létale et humiliante comme jamais une arme n’a pu l’être celle-ci bat tout les records mais, quand est il de l’impact psychologique sur les soldats ? Ben oui, imaginez votre tête si lorsque vous arrivez dans la ville que vous devez prendre (sans jeu de mot hein
) vous faites face à une partouze de 2500 soldats ennemies…
Déjà que le soldat moderne est fragile mentalement (parce que de plus en plus jeune et de moins en moins préparé à la guerre) c’est pas ça qui va lui arranger ses bidons.