Couverture de la BD

Transmetropolitan : Le come-back du siècle

Voici le premier volet de la saga de “Transmetropolitan”. Voici une ville frappée de tous les vices imaginables, et de quelques-uns imaginés spécialement pour l’occasion. Voici Spider Jerusalem, la misérable enflure qui vous guidera à travers cette Babylone du futur. Voici un humour noir, une haine pure, et une justice qui fait serrer les dents de rage. Et au milieu de tout ça, aussi inattendue et naturelle que les larmes d’une strip-teaseuse, voici une oasis d’humanité.

Il y a pas mal de temps déjà petiteflo me recommandait de lire Transmetropolitan, après un délai assez long (oublie de ma part ou d’autres achats en priorité) je me suis décidé à l’acheter l’été dernier, voici mes impressions…oui je sais je suis un poil à la bourre et encore, j’ai des comics qui attendent mes impressions depuis plus longtemps encore, honte à moi, tout ça.

Bienvenue dans un monde chaotique et déshumanisé où l’homme peut changer d’ADN comme de chemise, où les chats fument des pétards et où même l’électroménager se drogue !

Après avoir vécu comme un ermite durant 5 années, Spider Jerusalem est obligé de revenir dans la ville qu’il déteste le plus pour honorer le contrat qui le lie à son journal. Il lui a promis deux livres contre une grosse avance. N’ayant plus rien pour honorer sa dette, il est obligé de retourner en ville et de redevenir journaliste.

Spider Jerusalem qui, ici, ressemble à Alan Moore

Spider Jerusalem qui, ici, ressemble à Alan Moore

Spider Jerusalem est un journaliste gonzo directement inspiré de Hunter S. Thompson, rien que ça ! Ce qui signifie qu’il est défoncé du matin au soir et qu’il n’y que comme ça qu’il est efficace. Il est violent, drogué, alcoolique, autodestructeur, il tabasse les gens et se balade presque tout le temps à poil et il va foncer en plein dans un gros tas de merde politique, de magouilles, d’hypocrisie et y foutre un bordel monstre !

Graphiquement Robertson nous en met plein la gueule, plein de couleurs, des dessins léchés et pas mal de détails font de la ville un personnage à part entière de l’histoire.

Au niveau du scénario rien à redire c’est vraiment du tout bon et les dialogues sont succulents (surtout quand Spider ouvre la bouche !).

Vengeance

Walking Dead 6 : Vengeance

Rick, Michonne et Glenn sont toujours retenus captifs par le Gouverneur, leader charismatique de la petite communauté de Woodbury. Chaque heure qui passe les éloigne un peu plus de la certitude de revoir leurs proches, restés derrière les grilles du pénitencier. Mutilés et terrorisés, les prisonniers découvrent la personnalité déséquilibrée de leur tortionnaire…

Walking Dead est vraiment une œuvre immense, une œuvre que vous n’êtes pas prêt d’oublier. A chaque fois, les auteurs nous amènent plus loin dans l’horreur, dans l’ignoble et nous sommes plus proche du malaise.

A mes yeux Robert Kirkman est le Georges A. Romero de la bande dessinée. Tout comme Romero, il place les relations humaines, la condition humaine ou la critique de la société avant de passer au récit de zombies.

Les passages les plus dur ne concernent plus du tout les zombies bouffant de l’humain mais bien les survivants se torturant. Cette fois, Kirkman va traiter pendant un bon moment la vengeance de Michonne sur le Gouverneur. Elle va prendre son temps pour le torturer et nous serons les témoins privilégiés de cet acte barbare. Et ça fait mal, très mal ! Michonne ne deviendrait-elle pas un monstre, elle aussi ?

Il y a encore de la trahison dans ce tome mais aussi des sentiments et Rick, salement mutilé par le Gouverneur, va encore devoir faire des choix difficiles.

Vengeance

Walking Dead 6 : Vengeance

Coté dessin Charles Adlard est vraiment au top. Son style sert bien le récit de Kirkman. Il sait y faire, lui aussi, pour que le lecteur soit touché ou mal à l’aise par ce qu’il voit.

Ce 6éme tome de Walking Dead est certainement le plus violent, le scénario perdant quelque peu en finesse pour laisser la place à la vengeance de Michonne (dans la première partie) et aux zombies (dans la seconde).

Marvel 1602

Marvel 1602


Ca fait maintenant un bon moment que je n’ai pas publié de critique, je corrige ça avec Marvel 1602 que j’ai lu il y a un certain temps à présent et que j’ai oublié de publier…

Alors que le règne d’Elisabeth, première du nom, touche à sa fin, des évènements climatiques sans précédents touchants l’Europe entière font comprendre aux populations que la fin du monde approche, de plus, des personnes avec des capacités extraordinaires (sorcellerie ?) font leur apparition.

Le grand inquisiteur les persécute et les traque afin de les mettre au bûcher, convaincu qu’ils ont pactisés avec le malin. Le médecin et astrologue de la reine Élisabeth, Stephen Strange (aka Dr. Strange), découvre que Virginia, la première jeune colon née en Amérique* et récemment arrivée en Europe en compagnie de son serviteur indien (Captain America), dispose de pouvoirs métamorphiques. Il soupçonne la jeune femme d’être liée d’une manière ou d’une autre aux étranges conditions climatiques, il va également découvrir que les gens qui ont ces aptitudes sont apparus quatre siècles trop tôt et va tenter de revenir à une situation normal en les renvoyant dans leur temps…

Une idée vraiment original que d’extraire des super héros (et pas n’importe lesquels, Nick Fury, Spider Man, Captain America en indien ce qui du coup donne un sens complètement différent à son nom, Daredevil, Magneto etc… ) de leur époque et de les placer dans un contexte historique radicalement différent (le début de la colonisation des Amériques). Mais pourtant il manque quelque chose pour en faire un classique mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Cela dit, l’histoire reste prenante et se laisse lire sans provoquer l’ennui.

Les dessins sont vraiment bien et on reconnait assez facilement les personnages malgré le fait qu’ils ne revêtent jamais leur costume habituel car ils sont habillés à la mode du 18ème siècle.


*Ce personnage est directement inspiré de Virginia Dare, premier enfant anglais né en Amérique en 1587 à la colonie de Roanoke.

The Killing Joke

The Killing Joke

The killing joke a pour but de nous expliquer comment le Joker est devenu celui que nous connaissons. Alan Moore signe le scénario et il s’est clairement surpassé, une fois de plus.

Le récit se déroule au présent et des flash back nous montrent la vie de ce comédien raté qu’était le Joker avant son “accident” qui en fit le pire criminel jamais créé. Cette histoire le rend à la fois terriblement humain et monstrueusement mauvais.

Alors qu’il s’échappe, une fois de plus, de l’asile, le Joker se rend chez le commissaire Gordon et abat la fille de celui-ci sous ses yeux avant de le kidnapper puis de le torturer psychologiquement.

Une pure merveille de sadisme emmenant le récit vers des sommets que seul Moore peut atteindre.

Graphiquement Brian Bolland fait très fort avec des dessins très détaillés et magnifiquement mis en couleurs.

The Killing Joke vient d’entrer de manière fracassante dans mon panthéon des aventures du Chevalier Noir…

Monstrueux

Walking Dead 5 : Monstrueux

Cela fait bientôt un an que Rick et les siens vivent à l’abri d’une humanité transformée en zombies, derrière les grilles d’un pénitencier abandonné. Un matin, un hélicoptère survole les environs et se crashe à quelques kilomètres. Rick, Michonne et Glenn s’arment et partent secourir les survivants. Sur place, ils découvrent une multitude de traces de pas qui leur indiquent la présence d’une autre communauté humaine à proximité…

Avec ce cinquième volet des aventures de Rick, Robert Kirkman, nous surprend une fois de plus. Il amène ces héros là où on s’y attend le moins. Ici, nous allons voir comment Rick, Glen et Michonne vont découvrir qu’il peut exister encore plus monstrueux que les zombies. Et là, on se dit que les plus dangereux ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

De même qu’à l’extérieur, le drame se joue, du coté du pénitencier, la tension monte. Les relations entre certains personnages se dégradent. Et là aussi Kirkman joue avec nos nerfs et il le fait bien !

Monstrueux

Walking Dead 5 : Monstrueux

Les dessins en noir et blanc sont vraiment beaux. Les scènes d’horreur sont assez marquantes, voir choquantes. Et je ne parle pas des scènes où les zombies attaquent des hommes. Non, il y aussi les scènes entre les survivants. Il faut voir quelle tension ressort de la scène de violence que subit Michonne. On ne voit rien ou presque, tout est sous-entendu mais c’est là que ça marque, c’est là que l’horreur est présente car c’est notre imagination qui fait le travail.

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